Lumière sur ...

A l’aube des demi-finales de la coupe de 2ème division du Québec, lumière sur notre coach Marion Perret, préparatrice physique des équipes masculines.

Salut Marion, merci d’avoir accepté de répondre à nos questions.

Quel est ton parcours?

J’ai grandi dans une famille où la pratique sportive était naturelle. Les activités extra-scolaires étaient sportives (gymnastique, danse, tennis, vélo, escalade, poney synchro, natation) et les vacances aussi (ski, randonnées, trails, sports nautiques) A 12 ans, j’ai intégré un sport études avec une dominante athlétisme, puis volley-ball. Finalement, j’ai embrassé le rugby tardivement, au Rugby Club de Montréal, et au 1er match avec l’équipe féminine, ça a été la révélation! La solidarité, le partage, l’esprit, l’engagement physique et moral,... le cocktail était parfait pour moi! Faire partie du staff de l’équipe masculine en tant que préparatrice physique m’a donné l’opportunité d'aborder ce sport sous un autre angle : gérer l’individuel pour grandir le collectif, c’est préparer des séances pour que chacun découvre et repousse ses limites, pour soi et pour le groupe. 

 

Le physique et la préparation physique prennent de plus en plus de place au niveau amateur, est-ce primordial de faire une préparation athlétique spécifique en début de saison?

Au Québec, la saison de rugby est courte. Cette année, le groupe s’est retrouvé en salle de février à avril à raison d’1,5 fois par semaine et le championnat a attaqué en mai. Le rugby est un sport compétitif avec un fort engagement physique. Il faut prendre le corps (et l’esprit) dans son entier pour endurer les matchs qui se suivent et essayer d’éviter au maximum les blessures. Dans un groupe de joueurs amateurs, les aptitudes physiques et fonctionnelles sont différentes. Et il y a la pause hivernale pendant laquelle chacun s'adonne à un régime différent. La ré-athlétisation est un défi pour tous les joueurs. Il est alors important de se mettre à leur se(r)vice. Le travail physique de pré-saison est primordial pour préparer les organismes aux défis physiques des matchs à venir et être à même de gérer le rythme de la saison. 

 

Et de poursuivre tout au long de la saison

Une fois la saison commencée, le travail physique a été abordé différemment. Les séances sont plus courtes pour laisser plus de place au jeu de ballons, il faut être efficient pour optimiser le temps imparti. Il est important également d'organiser des séances de récupération, par exemple après les 1ers gros matchs de la saison. 

 

Comment s’est articulée la préparation de début de saison ?

Pendant les premières semaines, l’effectif évolue énormément. Il faut constamment s’adapter à cette composante.En faisant des séances intérieures et extérieures (les fameuses sorties au Mont-Royal), nous avons travaillé la force, le renforcement musculaire, la coordination, l’endurance, l’explosivité et la vitesse. Les épaules, la ceinture abdominale, les jambes, ont été renforcé en statique et en dynamique. Si les séances de pré-saison ont été plus exigeantes, c’est aussi qu’il fallait aiguiser le mental, former un groupe de compétiteurs. 

 

Est-ce obligatoire de faire de la préparation physique sans ballon et de multiplier les séances fatigantes?

Avec ou sans ballon, that was the question. Encore faut-il être sûr d’avoir des ballons pendant la séance ;) Les séances fatigantes permettent d’aller puiser dans ses ressources et de développer l’endurance à l’effort. Je pense surtout qu’il est important de proposer des séances variées, et d’avoir de l’énergie à revendre, parce que le physique, je n’en ai jamais vu qui y venait en courant… ou sous la menace de burpees peut être?! 

 

Pour conclure, quel serait les points négatif et positif?

Point négatif: je déplore le nombre de blessés… 

Point positif: les 2 équipes sont en demies samedi et elles sont en forme pour 3 grosses mi-temps!

Rugby Club Montreal

Parc Henri-Julien, Montréal, QC, H2M 1P1