Le Rugby Club Montréal effectue une refonte des statuts et des règlements qui le régissent, ceux-ci vous seront présenter lors de la prochaine Assemblée Générale Annuelle. En l’absence de cadre régissant la lutte contre l’intimidation et toute forme de violence, de la part des fédérations provinciale et canadienne de rugby, le RCM souhaite réaffirmer son engagement dans ce sens. En attendant que la totalité des statuts soient complétés et publiés vous pouvez d'ores et déjà connaître la politique du club vis-à-vis de la violence, du harcèlement ou de l'intimidation.

Tolérance Zéro

En ce début de saison sportive, le Rugby Club de Montréal (RCM) souhaite réaffirmer son engagement pour une éthique sportive, pour proposer une « saine » expérience de sport positive et sécuritaire à ses membres. Le RCM souhaite ainsi lutter contre toute forme de violence, d’intimidation et de harcèlement. Il les reconnaît et les prévient.

Voici donc quelques définitions :

  • La violence, de quoi parle-t-on ?

La définition de la violence peut varier selon la personne qui la définit, selon le contexte. Il est donc important de préciser et clarifier ce terme afin d’assurer une compréhension commune du terme. En s’appuyant sur la définition du Ministère de l’Education, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche du gouvernement du Québec, le RCM la définit comme :

« Toute manifestation de force − de forme verbale, écrite, physique, psychologique ou sexuelle − exercée intentionnellement, directement ou indirectement, par un individu ou un groupe, et ayant comme effet de léser, de blesser ou d’opprimer toute personne en s’attaquant à son intégrité, à son bien-être psychologique ou physique, à ses droits ou à ses biens. » (Gouvernement du Québec)

 

  • L’intimidation, de quoi parle-t-on ?

L’intimidation se définit comme :

« Une activité hostile consciente, voulue, délibérée et répétée, caractérisée par un déséquilibre de pouvoir, l’intention de faire du mal, et/ou une menace d’agression. » (Centre canadien pour l’éthique dans le sport)

 

Les formes d’intimidation comprennent :

L’intimidation verbale : railleries, injures, dénigrements, menaces et brimades.

L’intimidation sociale : exclusion du groupe de pairs, coalition hostile ou taquineries de groupe.

L’intimidation physique : coups de poing/pied sur les victimes et/ou saisie/endommagement de la propriété personnelle.

La cyberintimidation : utilisation de l’ordinateur et autres technologies pour harceler ou menacer.

 

  • Le harcèlement, de quoi parle-t-on ?

Le harcèlement se définit comme :

« Une conduite, des gestes ou des commentaires insultants, intimidants, humiliants, blessants, malicieux, dégradants ou dérangeants à l’égard d’un particulier ou d’un groupe de personnes, qui créent un environnement de sport hostile et intimidant ou qui nuisent au rendement et aux conditions de travail. » (Hockey Canada)

Le harcèlement peut se produire entre toute personne, entre pairs ou entre quelqu’un en situation de pouvoir ou d’autorité et un adulte subalterne. Il est important de noter que certains comportements ayant pour objet un enfant ou un jeune deviennent une situation d’abus en vertu des lois pour la protection des enfants.

 

  • La position du Rugby Club de Montréal à ce sujet

Il est d’avis du Rugby Club de Montréal que la violence, le harcèlement et l’intimidation ne peuvent et ne doivent pas être toléré, et ce, dans tous les milieux. Le harcèlement et l’intimidation sont inacceptables et dangereux. Le Rugby Club de Montréal reconnaît l’aspect négatif grave de toutes les formes de harcèlement et d’intimidation sur la dignité de la personne, le développement et la performance individuelle et collective, le plaisir du jeu, dans certains cas, la sécurité personnelle.

Les cas de harcèlement ou d’intimidation mineurs doivent être corrigés sans tarder et de façon non officielle en utilisant une approche constructive, dans le but de modifier le comportement et les attitudes négatifs.

 

  • En pratique, que pouvons-nous faire comme acteur de prévention et de lutte contre l’intimidation ?

Ce que les joueurs peuvent faire :

• Faites confiance à votre instinct. Si le comportement de quelqu’un vous met mal à l’aise ou vous apparaît menaçant, ne l’ignorez pas. Vous avez le droit d’être traité avec respect. Il y a quelque chose qui peut être fait.

• Parlez-en à quelqu’un en qui vous avez confiance – un parent, un ami, un entraîneur, un gestionnaire ou un autre joueur. Rappelez-vous de continuer à en parler jusqu’à ce que quelqu’un vous vienne en aide.

• Ne répliquez pas aux messages des cyberbrutes. Si vous recevez des messages-textes ou des courriels de menaces, ne répondez pas, mais conservez ces messages comme éléments de preuve. La police et votre fournisseur Internet et/ou votre compagnie de téléphone peuvent utiliser ces messages pour vous aider.

• Sachez ce qu’est l’intimidation et l’impact négatif qu’elle peut exercer sur vous et sur ceux qui vous entourent. Si vous vous contentez d’observer des comportements d’intimidation sans rien faire, vous faites partie du problème plutôt que de la solution. Vous, plus que n’importe qui d’autre, avez la capacité d’aider. Voici ce que vous pouvez faire en tant que témoin :

- parlez-en.

- aidez la victime.

 

Ce que les entraîneurs et les bénévoles peuvent faire :

• Reconnaissez que vous jouez un rôle de modèle pour les joueurs. Donnez le bon exemple et faites du renforcement de comportement positif.

• Assumez votre obligation d’assurer un environnement sportif sécuritaire et respectueux : vous ne devez pas adopter, permettre, laisser faire ou ignorer un comportement qui constitue, ou pourrait être perçu comme constituant, de l’intimidation.

• Établissez une communication ouverte et honnête entre toutes les parties concernées, incluant les parents, les joueurs, les gestionnaires et les bénévoles.

• Soyez prêt à jeter un regard critique sur votre propre comportement. Acceptez les réactions sans être sur la défensive et changez d’attitude, si nécessaire.

• Ne voyez pas les procédures de sélection, les politiques et la formation comme une menace à votre statut, mais plutôt comme une occasion d’apprendre et de travailler à créer un environnement sportif plus sécuritaire et plus sain pour tout le monde.